dimanche 17 septembre 2017

BILAN DE LA DEUXIÈME JOURNÉE DU PATRIMOINE EUROPÉEN DIMANCHE 17 SEPTEMBRE de 14h à 18h






CHAPELLE PRIVÉE DE Mgr FUZET (maison FRUTON) : Charles BASCLE, Michelle PEYNAUD, Eliane VENTAJOL :  223 samedi   365 dimanche soit : 588 en tout






 ANCIEN MOULIN : Anke LUZ et Christian MARRON : 146 samedi  180 dimanche soit : 326 en tout.




SALLE JEANNE D'ARC : Pierrette VINCENT et  Nadine : dimanche : 125 samedi  245 dimanche soit : 370 en tout.





CLOCHER : Didier le RECATAIRE , Pierre BASCLE, Roland VINCENT,  Gérard MOUNIER et Claude RANCHON : 66 samedi , 85 dimanche soit : 151 en tout.






MARIANNE ET PLAQUE ÉMAILLÉE DES POILUS (salle du conseil municipal) : Mireille CHABOT  : 56 samedi,  108 dimanche soit 164 en tout.




EGLISE : Jean-Paul VENTAJOL

Sur la photo Claude RANCHON filtre les groupes de 4 pour monter au clocher.



Nous remercions les nombreux bénévoles qui ont assuré et sécurisé les ateliers et expliqué le patrimoine aux visiteurs qui ont atteint le nombre de 588 en deux jours (chapelle FUZET FRUTON.).En 2e position on trouve la salle Jeanne d'Arc avec 370.
Sans oublier les propriétaires des lieux visités : Mme FRUTON Edmonde, Mme ARNAL Geneviève, M. SCHEER Claude, Jean-Paul VENTAJOL (AEP) et la mairie d'Aiguèze.

BILAN DE LA PREMIERE JOURNÉE DU PATRIMOINE EUROPÉEN SAMEDI 16 SEPTEMBRE




CHAPELLE PRIVÉE DE Mgr FUZET (maison FRUTON) : Charles BASCLE, Michelle PEYNAUD, Eliane VENTAJOL
 223 visiteurs



ANCIEN MOULIN : Anke LUZ et Christian MARRON (146 visiteurs).




SALLE JEANNE D'ARC : Pierrette VINCENT et Marie-Agnès BASCLE (125 visiteurs )





CLOCHER : Alain BAUME, Pierre BASCLE, Jean NGUYEN, Roalnd VINCENT,  Gérard MOUNIER et Claude RANCHON (66 visiteurs) 





MARIANNE ET PLAQUE ÉMAILLÉE DES POILUS (salle du conseil municipal) : Mireille CHABOT, Alain COSTE  (56 visiteurs)



EGLISE : Jean-Paul VENTAJOL


vendredi 8 septembre 2017

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU BUREAU DU MERCREDI 6 SEPTEMBRE 2017

     
Réunion du Mercredi  6 Septembre

Journées Européennes du patrimoine   :

Présentation des affiches officielles. Planification des permanences sur les sites ouverts au public Eglise, Clocher, salle Jeanne d’ARC, Chapelle privée de Mgr FUZET, Mairie et Moulin.

Pour mémoire les sites seront ouverts au public les 16 et 17 Septembre de 14h à 18h. Un appel à volontaires pour participer à l'encadrement des visiteurs sera envoyé par mail.

Point sur la vente des Livrets Abbé ROUX :

A ce jour nous enregistrons  33 exemplaires vendus pour un total de 330 Euros.

Visites possibles :

La baume d' OULEN. Des fouilles sont en cours durant le mois de septembre et les archéologues peuvent nous accueillir et nous commenter leurs découvertes .Le RDV sera pris dans la semaine prochaine.
Une demande sera également faite aux services de la DRAC Auvergne pour la grotte ornée de la Vache ou tête du Lion le nombre de places sera limité à 15 personnes cette opération pourra être renouvelée.

Sorties à venir :

Plusieurs sites ont étés évoqués, la dent de Rez, les Concluses, le Camp des César à Laudun ; le bois de Païolive, Le musée d’Alba. Dates et lieux à définir.

Point sur les activités « Dolmen »

Consolidation des dolmens des fades et de Fenno Morte ; aide au rebouchage des fouilles d’un dolmen à Grospierres avec Sonia Stocchetti. Nouvelle demande de Sonia pour du tamisage et un relevé topo sur une série de dolmens dans la région de Beaulieu avec d’autres associations locales.

Film :

Jean Jacques RIETJENS est en train de monter un film sur les travaux au dolmen des Fades pour le Musée D ORGNAC


 Charles BASCLE Président.

jeudi 31 août 2017

REUNION DU BUREAU MERCREDI 6 SEPTEMBRE à 19h AU CAMPING DES CIGALES

Bonjour

Je vous propose de nous réunir le Mercredi 6 Septembre à 19 h aux Cigales .
Nous pourrons manger ensemble après la réunion 

  1. Préparation des journées du patrimoine du 16 et 17 Septembre
  2. Vente du livre "abbé ROUX"
  3. Point sur les activités à venir : 
  4. visite guidée des fouilles de Baume d Oulen
  5. demande de visite de la grotte de la Vache ou tête du Lion
  6. reprise des sorties 

comptant sur votre présence 
Bien amicalement 

Charles

samedi 26 août 2017

SEPTEMBRE SUR LE GRAND SITE DE L'AVEN D'ORGNAC



Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, consultez la copie web
©L.Leandri
  

Une dalle de 3.8 tonnes ? C'est possible !

Le dolmen de la Cité de la Préhistoire a finalement trouvé dalle à sa couverture ! Elle pèse près de 4 tonnes et sera présentée au grand public lors des Journées Européennes du Patrimoine pour recouvrir, grâce à votre aide précieuse, la structure du dolmen déjà existante. On compte sur vous !
Découvrir →
  ©L.Leandri

La visite Contée, le retour !

Samedi 02 septembre à 17h45.Les mystères de la Grotte révélés aux enfants grâce à un conte féérique qui ne manquera pas de les faire rêver et voyager.
A partir de 4 ans.
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©JM André & M.Dupouy
Visite Photographique : durée 2h ! 
Samedi 09 septembre à 18h.Photographes amateurs, à vos trépieds ! On vous ouvre la cavité lors d'une visite exceptionnelle de 2h, pour vous mesurer aux exigences de la photographie souterraine.
Limité à 10 personnes.Découvrir→
Réserver→
Journées Européennes du Patrimoine ! 
Week-end du 16 et 17 septembre.
Construction d'un dolmen grandeur nature, conférence et randonnée guidée...
La Cité de la Préhistoire vous ouvre ses portes gratuitement !Découvrir le programme complet→
©L.Leandri

Visite Historique à la frontale ! 

Samedi 23 septembre à 18h.Un matin d'août 1935, la toute première exploration de la Grotte avait lieu. Un moment fort en émotions que notre guide vous fait revivre.
Découvrir→

Réserver→
Concert : Polyphonies du monde !

Samedi 30 septembre à 18h.
Le groupe Maloni Fipagi nous offre un concert de polyphonies a capella, en itinérance des les différentes salles de la Grotte.
Attention, places limitées.
Découvrir→
Réserver→
©Ludovic Fremondiere
Activités spéléologiques !

Toute l'année, sur réservation.
Descente en rappel de 50 mètres
, parcours de via cordata dans les plafonds de la Grotte, ou encore un itinéraire spécial enfant, Spéléominos, grand succès de cet été.
Découvrir→

Réservation au 04.75.38.65.10
Pont du Gard : ©EPCC Pont du Gard - B. Liégois.

En quête de nouveaux horizons ?
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Pont du Gard : ©EPCC Pont du Gard - B. Liégois.


Silence, ça fouille !
Tout le mois de septembre, des fouilles archéologiques sont menées à la Baume d'Oulen. Un chantier mené par le C.N.R.S, en partenariat avec la Cité de la Préhistoire, sur un site majeur du Paleolithique et Néolithique, voisin d'Orgnac l'Aven.
France 3 nous rend visite !
Le 16 août dernier, le 2ème championnat tout public de tir au propulseur affichait complet dans les bois du Grand Site de l'Aven d'Orgnac. L'occasion pour de nombreuses familles de s'affronter pour défendre l'honneur de leur tribu !
Un événement unique que l'équipe de France 3 Rhone-Alpes Auvergne est venue immortaliser.
Regarder→
©L. Leandri

Place Robert de Joly, 07150 Orgnac-l'Aven.Tel : 04.75.38.65.10contact : infos@orgnac.com

   

mercredi 9 août 2017

INFORMATION DE LA FARPA (de la part de Nicolas Lateur ) CONFÉRENCE au ROURET (GROSPIERRES)

Pour sa dernière conférence programmée de la saison, l'Université du savoir reçoit Justine Saadi, archéologue médiéviste, qui viendra présenter les fouilles effectuées en 2016 sur un établissement monastique rural situé au Rouret, à Grospierres, et appartenant à l'ordre de Saint-Chaffre. Cette conférence se déroulera à 20h.

Pour rappel, une conférence sur les chauves-souris présentée par François Scwaab et Pako Jardin se déroule ce soir à 20h30 dans la salle de cinéma du domaine du Rouret.
Bien cordialement.

Lionel Coste


mardi 1 août 2017

CONFÉRENCE MERCREDI 02 AOÛT, A 20H30, AU CINÉMA DU ROURET. ORGANISÉE PAR LA SOCIÉTÉ DE SAUVEGARDE DE GROSPIERRES : LA VIE TUMULTUEUSE D'UN GÉNIE DES MATHÉMATIQUES, ALEXANDRE GROTENDIECK (1928-2014)

Vous trouverez ci-dessous l'annonce d'une conférence qui aura lieu mercredi 02 août, à 20h30, au cinéma du Rouret. Organisée par la Société de Sauvegarde de Grospierres, elle portera sur le mathématicien Alexandre Grotendieck.

J'invite les responsables d'associations à diffuser cette annonce auprès de leurs adhérents.

Bonne journée,
Nicolas

Nicolas LATEUR

Président de la Fédération Ardéchoise
de la Recherche Préhistorique et Archéologique
Cité de la Préhistoire - 07150 - Orgnac-l'Aven
www.farpa-ardechearcheologie.fr

Membre associé à l'UMR 7269
Laboratoire Méditerranéen de Préhistoire Europe-Afrique
MMSH - 5, rue du Château de l'Horloge - BP 647 - 13094 Aix-en-Provence cedex 2

Conférence mercredi 2 août / Université du savoir

L'Université du savoir invite le mercredi 2 août Jean Malgoire, Maître de conférences de mathématiques à l'Université de Montpellier, qui exposera la vie tumultueuse d'un génie des mathématiques, Alexandre Grotendieck (1928-2014), dont il fut son élève et héritier de toutes ses recherches. Ce mathématicien marqua l'histoire de sa discipline en la révolutionnant au siècle dernier. Au moment de sa thèse, il résolut quatorze problèmes majeurs en quelques mois. Beaucoup de ses pairs le considèrent comme un des plus grands génies de l'histoire des mathématiques. Il obtint la médaille Fields, équivalent du prix Nobel en mathématiques, en 1966. Son père, anarchiste juif ukrainien,  est obligé de rejoindre Berlin puis la France lors de la montée du nazisme. Sa famille connaît ensuite toutes les turpitudes de cette période, son père décédera au camp d'Auschwitz. Sa mère s'installe après guerre à Montpellier où il fera ses études. Il obtient la nationalité française en 1971. A la fin de sa vie, il vivra les 25 dernières années de sa vie en ermite dans l'Ariège. Cinéma du Rouret, 20h30. Participation libre.

samedi 29 juillet 2017

PEPONNE ET DON CAMILLO AIGUEZOIS EN 1877 : UNE ANECDOTE DU RECATAIRE SUR LES RELATIONS PARFOIS TENDUES ENTRE MAIRE ET CURé !




Le jardin de la discorde

    Voici une très intéressante délibération du conseil de la Fabrique de la paroisse d’Aiguèze, prise en ce début de l’année 1877, démontrant bien l’animosité qui régnait alors entre le maire et le curé…

    Le maire d’alors était Casimir Roche, celui-ci occupa cette fonction de mars 1874 à janvier 1878. Ce maire, qui habitait l’actuelle maison Ventajol sur la place du village, n’était pas très porté sur la religion et avait souvent quelques accrochages avec le curé en place. Lors d’une réunion du conseil municipal prise sans avertir la population et dont le compte rendu fut antidaté d’une quinzaine de jours, il fut décidé d’ôter le jardin au curé pour en faire une cour d’école… D’après le maire ce curé n’avait pas à se plaindre puisqu’il possédait déjà un jardin sous la cure, que celui-ci fut minuscule et totalement inculte n’étant que détails n’entrant pas en considération. Notre pauvre curé, averti de l’opération qui de tramait, réunit en urgence le conseil de fabrique pour préparer la riposte afin de faire échouer le projet. Ce jardin qui avait été prêté au curé par la municipalité précédente était situé à l’emplacement actuel du lavoir communal. Les deux écoles de garçons et filles se trouvaient juste à côté, dans les locaux du rez-de-chaussée de l’actuelle mairie. On comprendra dès lors l’intérêt qu’il y avait à récupérer ce lopin de terre pour créer un lieu d’aisance pour les enfants, lieu indispensable et qui faisait tant défaut…

 Mais plus que des mots passons à l’acte :

« Réunion extraordinaire du conseil de la fabrique,

 L’an mil huit cent soixante-dix-sept et du mois de mars, le conseil de Fabrique de la paroisse d’Aiguèze s’est réuni à la cure en vertu d’une autorisation extraordinaire de Mr le sous-préfet d’Uzès en date de dix du courant pour donner son avis sur une délibération du conseil municipal d’Aiguèze à l’effet d’enlever le jardin de la cure. Etaient présents : Mr Jean Roche, président, Henri-Joseph Barnouin, secrétaire, André Lacour, trésorier, André Dufour, Taulelle, curé. Absents : Casimir Roche, maire, et Antoine Dufour. (Les deux absents faisant partie du conseil municipal…)


La séance étant ouverte, Mr le président a donné communication à l’assemblée d’une lettre de Mr le sous-préfet d’Uzès à lui adressée et notifiant une délibération du conseil municipal de ladite commune d’Aiguèze où il est proposé de faire servir de cour de récréation pour les deux écoles communales de garçons et de filles, l’un des jardins dont le curé a jouissance.


L'ancien jardin du curé, aujourd'hui espace du lavoir communal (photo du RECATAIRE)


La lettre sous-préfectorale porte que ledit conseil de fabrique devra délibérer sur l’objet même de la délibération municipale et faire connaître si le jardin en question est une dépendance de la cure, ou bien s’il est isolé et faisant partie d’un autre corps de logis. Mr le curé devra y joindre également son avis personnel.

Le conseil de fabrique après long et mur examen de la question, considérant que cette année 1877 la session municipale s’ouvrait le 4 février et devait durer pendant dix jours jusqu’au 14 du même mois, que la délibération municipale concernant le jardin portant la date du 10 du courant, alors qu’elle a été prise le 25 du même mois, ainsi que le prouveront certains conseillers municipaux, était à ce titre illégale et nulle.

Considérant que ladite délibération du conseil municipal est en outre illégale et nulle par un vice de convocation, la convocation s’étant faite de vive voix une heure et demi seulement avant séance et sans indication de matière des débats, alors que cette convocation doit se faire par écrit trois jours à l’avance et à domicile, selon la loi de l’organisation municipale du 5 mai 1858.

Considérant que l’allégation du conseil municipal prétendant qu’il existe un jardin derrière le presbytère pour s’autoriser à enlever celui que Mr le curé possède derrière l’école communale est un pur prétexte puisque ce prétendu jardin qui est situé derrière le presbytère et où se trouvent sept à huit arbres à fruits n’a qu’une petite contenance de trente-cinq mètre carrés, sans eaux d’irrigation avec un peu de terre sur les pentes abruptes des rochers de l’Ardèche, exposé aux brulantes chaleurs de l’été, aux frimas de l’hiver ainsi qu’au vent du nord, faisant périr les arbres eux-mêmes et faisant de très petit local non un jardin mais un véritable entrepôt ou décharge de la cure.

Considérant que les lieux d’aisances que l’on demande pour les petits garçons n’est encore qu’un prétexte puisque les petits garçons par détermination de Mr Roustan, inspecteur primaire, d’accord avec Mr le curé de la paroisse, vont satisfaire à leurs besoins naturels en un lieu qui est au-dessous du cimetière, trente à quarante mètres environ loin des écoles et du lieu d’aisance des filles par principe de moralité. Ce qui fait que les petits garçons et les petites filles ont leurs lieux d’aisances séparés avec précautions de moralité.

Considérant que la pensée de partager en deux compartiments avec muraille médiane pour avoir une cour de récréation des écoles n’est qu’une pure tracasserie, comme l’a prouvée l’indignation publique. De plus une demande parfaitement superflue et ridicule puisqu’après la division dudit jardin, chacune moitié ne donnerait pour chaque école pas même 84 mètres carrés, tandis que les écoles ont devant leur porte même un immense local, une vaste place publique où depuis fort longtemps les enfants folâtrent et se récréent selon les règles de l’hygiène et la surveillance de la moralité.

Considérant que ledit jardin dont on propose la conversion, séparé de la mairie par une ruelle et distant de la cure de trente à quarante pas et dépendant pas d’elle, n’était il y a dix ans qu’un local en friche. Qu’il fut défriché, complanté d’arbres à fruits, muni de pompes et de bassin d’irrigation, en un mot créé jardin aux frais de Mr le curé et que le lui enlever serait lui causer un véritable dommage et lui faire un affront immérité.

Considérant que les lois de l’état ne font pas une obligation aux communes de procurer jardin aux instituteurs et aux institutrices, ni qu’elles doivent enlever le jardin du curé parce qu’il se trouvera à côté des écoles et pour faire plaisir aux instituteurs et institutrices sur de fausses raisons (Article rayé…).

Considérant que l’ancien conseil municipal par le seul fait qu’il déduit ledit local à côté de l’école pour en faire un jardin ne l’aurait pas cédé à Mr le curé si le prétendu jardin qui est derrière le presbytère avait été véritablement un jardin, que dès lors en livrant cet emplacement verbalement il est vrai, le donnait néanmoins non à titre provisoire mais bien définitivement comme l’atteste encore ses membres pour en faire le jardin de la cure selon les dispositions de nos lois.

Considérant que les lois de l’état ont procurées et déterminées le jardin du curé comme une partie de la dotation des cures et que l’étendue de ce jardin doit contenir 25 ares et 54 centiares, c’est-à-dire 2554 mètres carrés, d’après les décrets du 3 novembre 1769 et décrets du 18 et 23 octobre 1790 articles 9 et 10. Que les articles disent en outre et en propres termes que les presbytères et les jardins attenants non aliénés seraient rendus aux curés et aux desservants des succursales et que à défaut de ces presbytères les conseils généraux des communes étaient autorisés à leur procurer logement et un jardin.

Que d’après l’article 92 du décret du 30 décembre 1805 les communes doivent au curé desservant à défaut d’un presbytère un logement, lequel logement selon la circulaire du 18 mai 1818 doit-être convenable et au terme de l’article 72 composé d’un jardin ainsi que le ministre l’a déclaré plusieurs fois.

Considérant que le jardin cédé par la commune à côté de l’école ne fait pas en tout 190 mètres carrés et que soustraction faite il revient encore en tout à Mr le curé une surface de terrain de 1372 mètres carrés, le demi arpent selon Lebonier et d’autres auteurs faisant 25 ares et 54 centiares.

Considérant enfin que la facile majorité de Mr le maire au conseil municipal est une majorité de famille, puisque sur dix conseillers municipaux il y en a sept parents ou alliés bien rapprochés du maire, et que dès lors il est moralement et physiquement impossible que la majorité passe jamais du côté de l’opposition sur quelque question que ce soit, ce qui est un danger pour les divers intérêts de la commune.

Le conseil de Fabrique par tous ces motifs et d’ailleurs vu la loi sur l’organisation municipale, vu le décret du 2 novembre 1789, vu le décret du 18 et 23 octobre 1790, vu l’article 72 des articles organiques, vu le décret du 30 décembre 1809, vu la circulaire du 18 mai 1818, s’inspirant des idées d’ordre, de convenance, de justice et de conciliation demande que les choses restent en l’état où elles sont, ou bien que la commune d’Aiguèze rende à la cure de cette paroisse le demi arpent mesure du roi prescrit par la loi. Signés Baume, Lacour, Roche, Dufour et Taulelle curé. » (Recopié textuellement : les fautes notamment d'accord n'ont donc pas été corrigées)

Lou Récataïre